Cas de violation du RGPD

Cour de cassation, 24 juin 2026, n° 24-22.792

1/ Contexte de l'affaire

Un salarié a reproché à son employeur d’avoir produit en justice des éléments de preuve contenant des données à caractère personnel permettant de l’identifier, en méconnaissance des obligations qui lui incombent en application du RGPD.

2/ Le jugement

La Cour d'appel

La cour d’appel lui a accordé des dommages-intérêts, estimant que cette seule violation lui causait nécessairement un préjudice.

La Cour de cassation

La Cour de cassation a censuré cette décision. Elle a rappelé que la violation du RGPD ne suffisait pas, à elle seule, à ouvrir un droit à réparation. Le salarié doit démontrer l’existence d’un préjudice matériel ou moral résultant de cette violation.

Cette solution s’inscrit dans la jurisprudence de la CJUE, selon laquelle le droit à indemnisation suppose la réunion de trois conditions : une violation du RGPD, un préjudice et un lien de causalité entre les deux.

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