Quels sont les derniers mois de salaire à prendre en compte pour calculer l’indemnité de licenciement ?
Retour sur la décision de la Cour de cassation du 5 mars 2025 n° 23-20.172
1/ Contexte de l'affaire
Dans cette affaire, une salariée a bénéficié d’un temps partiel thérapeutique à partir du 20 mars 2017.
Elle a été placée en arrêt de travail pour maladie le 19 avril 2018, avant d’être licenciée pour inaptitude avec impossibilité de reclassement le 30 avril 2020.
Elle a saisi la juridiction prud’homale de plusieurs demandes et, notamment, d’une demande en versement d’un reliquat d’indemnité de licenciement.
La salariée reprochait à son employeur d’avoir calculé l’indemnité de licenciement sur la base des salaires perçus durant son temps partiel thérapeutique. Elle soutenait que le salaire de référence à retenir pour le calcul de l’indemnité légale ou conventionnelle de licenciement aurait dû correspondre, selon l’option la plus avantageuse, à la rémunération des 12 ou des 3 derniers mois précédant sa mise en temps partiel thérapeutique.
2/ Le jugement de l'affaire
La Cour de Cassation
La Cour de cassation a donné raison à la salariée : le salaire de référence à prendre pour le calcul de l’indemnité légale ou conventionnelle de licenciement est bien, selon la formule la plus avantageuse pour le salarié, celui des douze ou des trois derniers mois précédant le temps partiel thérapeutique.
Pour motiver sa décision, elle s’appuie, notamment, sur l’article L. 1132-1 du code du travail, dans sa rédaction antérieure à la loi n° 2019-486 du 22 mai 2019, relatif à la discrimination en raison, notamment, de l’état de santé.
Des questions ? Notre équipe juridique se tient à votre disposition !
Zest' Avocats vous recommande :

Temps partiel et sous-traitance
Priorité d’emploi des salariés à temps partiel : non applicable cas de sous-traitance ! Retour sur la décision de la Cour.

Salarié protégé : les fautes commises après le licenciement peuvent limiter l’indemnité d’éviction
Dans cette affaire, un salarié protégé licencié sans autorisation avait demandé sa réintégration.

Contrepartie obligatoire en repos
Contrepartie obligatoire en repos : application de la prescription biennale

Contrat d’apprentissage : admission de la rupture immédiate du contrat par l’apprenti en cas de manquements graves de l’employeur
Un apprent estime que son employeur avait commis des manquements graves, a décidé de prendre acte de la rupture de son contrat d’apprentissage
