Protection parentale : 10 semaines
La Cour de cassation réaffirme la protection accordée aux salariés pendant les 10 semaines suivant la naissance de leur enfant contre les licenciements injustifiés. Elle a également déclaré nul un licenciement qui a été effectué en violation de cette protection.
Retrouvez la décision de la Cour de cassation du 27 septembre 2023 n°21-22.937
Par principe, un employeur ne peut pas rompre le contrat de travail d’un salarié pendant les dix semaines suivant la naissance de son enfant.
Par exception, l’employeur peut rompre le contrat de travail de ce salarié s’il justifie d’une faute grave commise par ce dernier ou de l’impossibilité de maintenir son contrat pour un motif étranger à l’arrivée de l’enfant.
Dans cette affaire, il a été décidé que le licenciement du salarié était nul car il n’était pas justifié par l’impossibilité de maintenir le contrat du salarié.
Les juges ont en effet considéré que les manquements professionnels objectifs de nature à causer un préjudice commercial à l’entreprise invoqués dans la lettre de licenciement ne rendaient pas le maintien du contrat de travail du salarié impossible pendant les 10 semaines qui ont suivi la naissance de son enfant.
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La prescription relative à la demande d’indemnisation en cas de licenciement pour inaptitude d’origine professionnelle
Un jardinier employé depuis 1993, déclaré inapte et licencié pour impossibilité de reclassement en 2018, réclamait en 2021 le versement de l’indemnité spéciale de licenciement prévue pour l’inaptitude d’origine professionnelle.

Inaptitude et reclassement
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Lieu de travail et contrat
La seule mention d’un lieu de travail dans le contrat n’en fait pas un élément déterminant. Retour sur la décision du 22 octobre 2025.
