Contrat aidé à durée déterminée
Un Contrat aidé à durée déterminée peut être conclu pour pourvoir un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise.
Retour sur la décision de la Cour de cassation du 7 juin 2023 n° 22-10.702
1/ Rappel des faits
Cass. soc. 7 juin 2023, n° 22-10.702
Une salariée a été engagée par le biais d’un contrat d’accompagnement, pour occuper un emploi à temps partiel, pour une durée de douze mois.
La salariée a saisi la juridiction prud’homale pour solliciter la requalification de son contrat en CDI à temps complet et le versement de diverses sommes au titre de l’exécution et de la rupture du contrat de travail.
Elle estimait que son contrat avait eu pour objet ou pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise.
2/ Décision de la Cour
a- La Cour d'appel
La Cour d’appel l’a déboutée de ses demandes, en retenant, contrairement à ce qu’affirmait la salariée, que les « contrats aidés », compte tenu de leur objet d’insertion, de leur caractère temporaire et des obligations qu’ils font peser sur l’employeur, pouvaient, par exception au régime de droit, être contractés pour pourvoir l’activité normale et permanente de l’entreprise.
b- La Cour de cassation
La Cour de cassation a confirmé la décision de la cour d’appel, en adoptant le même raisonnement.
Zest' Avocats vous recommande :

Prêt de main-d’œuvre : l’entreprise prêteuse demeure l’employeur du salarié !
Dans cette affaire, un salarié, embauché par une entreprise française (entreprise prêteuse), a été mis à disposition de sa filiale à l’étranger (entreprise utilisatrice) dans le cadre d’une mission.

Indemnité de congés payés acquis durant un arrêt maladie
L’accord de performance collective (APC) permet aux entreprises d’adapter leur organisation aux évolutions du marché.

L’accord de performance collective
L’accord de performance collective (APC) permet aux entreprises d’adapter leur organisation aux évolutions du marché.

Liberté d’expression des salariés : méthode d’appréciation des sanctions disciplinaires précisée par la Haute juridiction
La Cour de cassation a précisé les contours de la liberté d’expression du salarié et la méthode d’appréciation des atteintes éventuellement portées à cette liberté par la notification de sanctions disciplinaires.
